Démantèlement du groupe d'intervention du Service de police de Sherbrooke

La Ville de Sherbrooke se voit dans l’obligation de démanteler le groupe d’intervention (GI) du Service de police de Sherbrooke (SPS) à la suite de la décision du ministère de la Sécurité publique du Québec, qui refuse de lui accorder une dérogation qui lui permettrait de maintenir ce service aux citoyens.

Dans une lettre adressée à la Ville de Sherbrooke, le ministère de la Sécurité publique soutient que la Ville de Sherbrooke doit s’harmoniser avec les activités policières offertes par les corps de police québécois en fonction de leur niveau de services. En conséquence, le SPS devra mettre fin à certaines activités de niveau 3 soit :

  • les interventions impliquant des personnes armées et barricadées
    sans coup de feu et sans otage;
  • le maintien du groupe d’intervention;
  • les interventions à risques modérés.

Impacts de la décision

Le maire de Sherbrooke, M. Bernard Sévigny, déplore la décision du gouvernement du Québec. Selon lui, cela aura pour effet de réduire la qualité des services offerts par le SPS.  « Sherbrooke était l’une des seules villes au Québec à avoir son propre groupe d’intervention et à aller au-delà des exigences du Ministère. C’est un modèle qui assure la sécurité de nos citoyens à un coût relativement minime depuis 20 ans. Cette décision du Ministère constitue un pas en arrière online casino », soutient le maire.

Le groupe d’intervention du SPS est composé de douze (12) membres du corps policier pour qui ce travail spécialisé s’ajoute à leurs fonctions quotidiennes. Ces personnes ont donc investi temps et énergie personnels pour permettre à la Ville de Sherbrooke d’offrir ce service. Avec son démantèlement, le SPS devra dorénavant faire appel au groupe d’intervention de la Sûreté du Québec pour assurer le suivi lors de certains événements. « Lorsqu’une situation d’urgence survenait, notre groupe pouvait agir très rapidement. Cette décision du gouvernement entraînera assurément des délais lors de situations délicates », a pour sa part expliqué le directeur du SPS, M. Gaétan Labbé, tout en soulignant le professionnalisme du personnel du GI.

« Soyez assurés que la Ville de Sherbrooke fera pression auprès du ministère de la Sécurité publique afin qu’il revoie sa position. Une rencontre entre les représentants du Service de police de Sherbrooke et ceux du Ministère nous apparaît donc essentielle », conclut le maire Bernard Sévigny.

Le maire de Sherbrooke, M. Bernard Sévigny, accompagné de M. Gaétan Labbé, directeur du groupe d'intervention du SPS

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