La qualité de l’eau du lac des Nations s’est nettement améliorée

La Ville de Sherbrooke est heureuse d’annoncer que la qualité de l’eau du lac des Nations s’est nettement améliorée. Plusieurs mesures correctives mises en place l’an dernier ont porté leurs fruits, si bien que le nombre de jours de suspension des activités de ski nautique a été trois fois moins élevé en 2017 que l’année précédente.

En conférence de presse, le maire de Sherbrooke, M. Steve Lussier, a tenu à rappeler à quel point ces résultats encourageants sont le fruit d’efforts concertés entre plusieurs services de la Ville de Sherbrooke, la Direction de la santé publique de l’Estrie, l’École de ski nautique Jean-Perrault et le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

« La qualité de l’eau est une problématique qui me tient particulièrement à cœur, a indiqué le maire Steve Lussier. Nous avons travaillé en équipe pour tenter de trouver des solutions. Je remercie particulièrement les membres de l’école de ski nautique d’avoir été aussi bons joueurs et de s’être adaptés à cette façon de faire qui a pour but de protéger les skieurs et skieuses nautiques et d’assurer à long terme la pérennité des usages sur le lac des Nations. »

Le lac étant situé en zone urbaine, il est exposé à plusieurs sources de contamination. Sa localisation en fait également un lieu très fréquenté par la population sherbrookoise. C’est pourquoi la Ville de Sherbrooke a adopté un suivi plus élaboré de la qualité de l’eau depuis 2016. Cette première année de suivi s’était caractérisée par de nombreuses cotes D qui ont eu pour conséquence de réduire les usages possibles, plus particulièrement le ski nautique.

Au début 2017, l’ensemble des partenaires a convenu d’un nouveau protocole d’échantillonnage et d’une procédure de suspension des activités basés sur les connaissances acquises l’année précédente. Les activités de ski nautique ont pu être permises notamment dans un secteur du lac, tout comme au cours de l’été 2016, indépendamment des résultats obtenus dans l’autre secteur. Au printemps et à l’été 2017, plusieurs correctifs ont par ailleurs été apportés au réseau d’égout situé en amont du lac des Nations, ce qui a eu des conséquences majeures sur la qualité de l’eau.

En 2016, les activités de ski nautique ont été suspendues pendant 21 jours en raison d’une cote D ou d’une fermeture préventive causée par de fortes pluies. En 2017, le nombre de jours de suspension des activités a été limité à 7.

« Les correctifs apportés, associés à une stratégie de surveillance et de fermeture améliorée, ont permis de réduire la contamination de fond et d’offrir des conditions sécuritaires aux usagers et aux usagères en 2017. Ce succès demeure toutefois fragile et la vigilance est de mise pour les années futures », a souligné la présidente du comité de l’environnement de la Ville de Sherbrooke, Mme Karine Godbout.

Ainsi, la collecte des données se poursuivra en 2018 afin de mieux documenter le temps de rétablissement du lac des Nations à la suite d’une surverse du poste de pompage situé en amont. Les activités de ski nautique seront encore suspendues lors de l’obtention d’une cote D et lors de précipitations abondantes, comme c’est le cas à la plage Lucien-Blanchard. D’autres travaux correctifs seront également apportés en amont du lac des Nations.

« Nous collaborons depuis le début avec les autres partenaires, notamment afin de comprendre le risque d’exposition des skieurs et des skieuses aux microbes dans l’eau. Les utilisateurs et les utilisatrices ont rempli des questionnaires au cours des deux dernières années et nous sommes en mesure de démontrer que le ski nautique est réellement une activité de contact primaire, au même titre que la baignade. Lors de la plupart des sorties, les personnes qui skient tombent et avalent de l’eau le tiers du temps. Le processus mis en place est donc pleinement justifié », a fait valoir la Dre Isabelle Samson, spécialiste en santé publique et médecine préventive à la Direction de la santé publique de l’Estrie.

« Les conséquences du processus de suivi n’ont pas été faciles pour l’École de ski nautique Jean-Perrault, particulièrement en 2016, mais nous nous sommes adaptés et on voit déjà des améliorations. Les mesures mises en place ont grandement amélioré la sécurité des utilisateurs et des utilisatrices du lac des Nations, dont les nombreux skieurs et skieuses nautiques qui font appel à nos services. Comme ces mesures permettent de détecter et de corriger des sources de contamination, tous les usagers et les usagères du plan d’eau en bénéficient », a pour sa part souligné le président de l’École de ski nautique Jean-Perrault, M. Antoine Larkin-Turgeon.

De gauche à droite – Mme Karine Godbout, conseillère municipale et présidente du comité de l’environnement, M. Steve Lussier, maire de Sherbrooke, Dre Isabelle Samson, spécialiste en santé publique et médecine préventive et médecin conseil à la Direction de la santé publique de l’Estrie et M. Antoine Larkin-Turgeon, président de l’École de ski nautique Jean -Perrault.

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