Rues privées : les élus assouplissent les règles

Pour répondre à la demande de plusieurs citoyens, les élus ont accepté d’assouplir les critères qui permettront de céder une rue privée à la Ville de Sherbrooke.

Sherbrooke compte plusieurs rues privées sur son territoire, notamment dans le secteur Deauville. Ces rues sont parfois trop étroites pour qu’un camion de pompiers puisse y circuler.

Depuis 2008, plusieurs citoyens ont accepté de rendre leur rue privée conforme aux caractéristiques minimales de conception et de construction, ce qui leur a procuré une meilleure protection à l’égard de leur sécurité et de celle de leurs biens. Toutefois, ces rues demeurent sous la responsabilité des citoyens et aucun permis de construction ne peut être délivré pour les terrains vacants.

De nombreux citoyens souhaitaient donc céder leur rue privée à la Ville de Sherbrooke afin que celle-ci en assume l’entretien, la réfection et le déneigement, entre autres. Or les critères jusqu’ici en vigueur étaient ceux utilisés pour la construction de nouvelles rues, notamment en ce qui a trait à la largeur minimale exigée.

« Ces exigences étaient trop élevées par rapport à des secteurs déjà construits, souvent sur d’anciennes rues de chalet, dont la dimension des terrains est très réduite. Les normes en vigueur ne permettaient pas aux propriétaires riverains d’espérer pouvoir céder un jour leur rue à la Ville », explique le maire de Sherbrooke, M. Bernard Sévigny.

Le conseil municipal a donc adopté une politique de cession des rues privées à la Ville de Sherbrooke et de réfection des rues publiques non conformes aux normes de construction actuelles.

Cette politique établit plusieurs principes pour qu’une rue privée devienne publique, notamment la largeur minimale de la chaussée, le taux d’approbation nécessaire chez les citoyens riverains et le mode de financement possible si des travaux préalables à la cession sont nécessaires.

Rue de l’Église

Grâce à cette nouvelle politique, la Ville de Sherbrooke pourra régulariser la situation de la portion nord de la rue de l’Église, reconnue comme étant une rue publique il y a quelques mois.

Cette rue, de catégorie rurale, est localisée en périmètre urbain. Elle est en mauvais état et n’est pas assez large à certains endroits pour être reconstruite et urbanisée. Des terrains devront donc être acquis pour élargir l’emprise de la rue avant de procéder à la reconstruction. En vertu de la nouvelle politique, les coûts d’acquisition des terrains seront assumés à 50 pour cent par la Ville et à 50 pour cent par les propriétaires riverains par l’entremise d’une taxe spéciale.

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