Sanctions disciplinaires contre des policiers « Le harcèlement est inacceptable », insiste le maire Bernard Sévigny

Le maire de la Ville de Sherbrooke, M. Bernard Sévigny, accompagné du président du comité exécutif, M. Serge Paquin, a rencontré la presse afin de fournir des précisions sur la décision prise par le conseil municipal lors de sa séance du 2 juillet relativement à des sanctions disciplinaires contre les membres de l’exécutif de l’Association des policiers et policières de Sherbrooke (APPS).

En dépit d’avis contraires à l’effet que ce dossier pourrait être prescrit et malgré les obstacles juridiques qui pourraient survenir, le maire Sévigny a expliqué que le conseil municipal ne pouvait fermer les yeux face aux gestes de harcèlement posés par des membres de l’exécutif de l’APPS à l’endroit d’une employée cadre du Service de police de Sherbrooke. Pour des raisons de confidentialité, la Ville n’a pas le droit de dévoiler les gestes reprochés aux membres de l’exécutif de l’APPS. Ces gestes dépassent ce qui a jusqu’ici été véhiculé dans les médias.

« Le respect est une valeur très chère à mes yeux, insiste le maire Sévigny. Nos employés peuvent être assurés que le harcèlement, c’est tolérance zéro à la Ville de Sherbrooke. Nous agirons chaque fois qu’une plainte fondée nous sera soumise. »

Par ailleurs, la Ville de Sherbrooke prend acte de la volonté des membres de l’APPS de réaliser des actions de visibilité, notamment lors des Jeux du Canada.

« Nous faisons pleinement confiance au bon jugement de nos policiers et policières dans l’exercice de leurs fonctions, affirme le maire Sévigny. Nous sommes persuadés que nos policiers et policières assureront la sécurité de la population de façon efficace en tout temps sur le territoire sherbrookois, comme ils l’ont toujours fait. »

Selon M. Bernard Sévigny, les moyens de pression projetés par les policiers et policières démontrent que ceux-ci souhaitent également un meilleur climat de travail. « C’est ce que nous voulons aussi. Nous croyons que la médiation est le meilleur moyen pour y arriver », a réitéré le maire de Sherbrooke.

Rappelons que le conseil municipal a accepté à l’unanimité, mardi, les sanctions disciplinaires annoncées et la demande à la ministre du Travail de nommer un médiateur pour rétablir les ponts entre la direction du Service de police de Sherbrooke et l’Association des policiers et policières de Sherbrooke. Cette demande de médiation a été acheminée à la ministre Agnès Maltais hier.

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