Une formation intensive pour les policiers motards

L’été est à nos portes et les motocyclistes se font de plus en plus nombreux sur les routes. Mais pour les dix policiers motards du Service de police de Sherbrooke (SPS) et leur sergent, il ne suffit pas d’attendre le beau temps pour pouvoir recommencer la patrouille sur deux roues. Chaque printemps, une remise à niveau est nécessaire. Et on ne parle pas ici d’une petite randonnée à moto à travers la ville.

Depuis le début de la semaine dernière, une panoplie de cônes orangés sont stratégiquement dispersés au fond du stationnement du centre de foires. Pendant quatre jours, tous les policiers motards du SPS ainsi que des policiers de Granby y suivent, en deux groupes distincts, une formation intensive et obligatoire.

« C’est toujours pertinent parce que nous sommes tous un peu rouillés au début », estime le vétéran Michel St-Denis, qui amorce sa quatorzième saison dans l’escouade motard du SPS.

La formation, exportée du Texas, comprend une multitude de manœuvres à très basse vitesse et extrêmement difficiles à réaliser, de même que des freinages d’urgence, entre autres.

Dans le cadre de leur travail, les policiers motards doivent parfois circuler très lentement, parmi les foules. Il ne suffit donc pas de savoir manœuvrer en ligne droite pour pouvoir faire partie de cette équipe chevronnée!

Des motocyclistes qui penchent leur monture à la limite de ce que les règles de la physique permettent afin de pouvoir contourner des cônes dans un rayon infiniment petit, on en voit à longueur de journée durant cette formation. « Lors de celle-ci, les policiers motards circulent aussi sur route et sont plongés dans toutes les situations potentielles auxquelles ils pourraient devoir faire face cet été », explique le formateur et agent Simon Bibeau, également membre de l’équipe de policiers sur deux roues.

« Il y a un monde de différences entre ce qu’on enseigne ici et ce qu’on peut apprendre dans un cours de moto traditionnel », ajoute-t-il.

L’agent Jean-Philippe Théberge est à même d’en témoigner. Détenteur d’une moto depuis une bonne quinzaine d’années, il vient tout juste de joindre l’équipe de policiers motards. Puisqu’il en est à sa première année dans cette escouade, sa formation durera deux semaines. Deux semaines pas reposantes pour deux sous! « Il faut tout désapprendre et réapprendre, tant la conduite est différente », conclut-il, entre deux manœuvres en circuit fermé.

La prochaine fois que vous croiserez un policier motard, prenez le temps d’apprécier la qualité de sa conduite où rien n’est laissé au hasard!