Une nouvelle méthode utilisée pour connaître l’état réel des chaussées

La Ville de Sherbrooke connaît maintenant l’état réel de l’ensemble de son réseau routier grâce à une nouvelle méthode d’auscultation plus fiable que celle ayant été utilisée par le passé. Le bilan de l’état des chaussées 2018, dont les élus et les élues ont pris connaissance, sera désormais utilisé pour déterminer les tronçons de rues qui demandent une intervention à court, moyen et long terme.

Depuis plus de 30 ans, la Ville procédait à l’auscultation de son réseau routier grâce à une inspection visuelle par échantillonnage. À la suite d’un projet pilote concluant réalisé en 2014, un camion multifonction a été utilisé en 2016 et en 2017 afin de caractériser automatiquement l’ensemble du réseau routier pavé sherbrookois, soit 869 km de chaussée.

Ce camion permet, entre autres, d’effectuer un relevé en continu, de saisir des images numériques séquentielles et de relever 100 pour cent de la fissuration par un balayage au laser tout en mesurant le confort au roulement et l’orniérage. Ces données brutes sont intégrées dans un système de gestion des chaussées qui analyse les différents défauts observés (fissures transversales et longitudinales, orniérage, nids-de-poule, désenrobage, etc.). Deux indicateurs sont ensuite établis pour chaque tronçon de rue, soit l’indice de condition globale de la chaussée (PCI) et celui de confort au roulement (IRI).

En ce qui a trait à l’indice de la condition globale de la chaussée (indice PCI), 46 pour cent du réseau routier sherbrookois est globalement dans un état « très mauvais » ou « mauvais ». Près de 18 pour cent du réseau présente un état « moyen », tandis que 36 pour cent du réseau est qualifié de « bon » ou « excellent ».

Quant à l’indice de confort au roulement de la chaussée (indice IRI), le réseau routier sherbrookois compte globalement une proportion de 36 % de rues dans un état « très mauvais » ou « mauvais ». L’état est qualifié de « moyen » pour près de 23 % du réseau routier, tandis que le classement est « bon » ou « excellent » pour environ 30 pour cent du réseau.

La Ville de Sherbrooke utilisera désormais ce bilan de l’état des chaussées 2018 pour déterminer les tronçons qui nécessitent une « attention immédiate », selon des critères établis par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT). La Ville répond ainsi aux exigences du MAMOT et espère obtenir de l’aide financière afin d’intervenir sur ces tronçons prioritaires, lesquels représentent 33 pour cent du réseau routier sherbrookois. Les investissements requis pour uniquement corriger ces segments de chaussée requérant une « attention immédiate » sont nettement supérieurs à 100 M$.

« Globalement, l’état des chaussées s’est détérioré au cours des cinq dernières années, et ce, malgré nos investissements d’environ 10 M$ par année. Les besoins sont grands et nous nous assurerons d’injecter l’argent disponible avec efficacité et efficience, tout en étant opportunistes face aux différents programmes d’aide financière qui existent », indique la directrice du Service des infrastructures urbaines, Mme Caroline Gravel.

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